Un excès de Facebook peut conduire à un état psychotique et à de l’anxiété [Étude]

Je sens que vous allez aimer cet article du vendredi… (bon désolé ici pas de vidéo LOL Buzz Cat). Le Docteur Uri Nitzan de l’Université de Tel Aviv a mis en évidence un lien entre les états psychotiques de 3 de ses patients et leur utilisation intensive de réseaux sociaux tels que Facebook ainsi que des outils de « Chat ».


Seule sur Internet

L’histoire ne dit pas combien de patients au total a examiné ce médecin, mais les trois cas qu’il a présenté dans l’Israel Journal of Psychiatry and Related Sciences sont les plus détaillés et ont tous les mêmes points communs :

-ces patients étaient dans la solitude ou sortaient d’une relation sentimentale
-n’avaient pas ou peu d’expérience avec internet et les technologies
-ne présentaient aucun épisode psychotique antérieur ni d’abus de drogue
-dans un état vulnérable, les trois ont cherché refuge dans les communications virtuelles, tels que les « chats » (pas miaou) et les réseaux sociaux

Au début, tout allait bien, il y avait même un certain réconfort à parler virtuellement à des inconnus (une sorte de support émotionnel).

Mais les sentiments positifs se sont vite transformés en sentiments de douleur, d’invasion de la vie privée et même de trahison. Les patients ont développé des états psychotiques, de l’anxiété et de la confusion. Deux des trois patients se sont senti vulnérables d’avoir partagé des informations à caractère privé les concernant et la troisième a même eu des hallucinations, pensant que la personne derrière l’écran la touchait physiquement.

Le point positif de cette étude est que tous les patients ont bien récupéré avec des soins appropriés.

Le Docteur Nitzan conclut que, même si demander à une personne sa fréquence d’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux est un sujet sensible, il faut que les psychiatres intègrent ces paramètres dans toute évaluation d’un patient avant de poser un diagnostic adéquat.

Clairement, on est en 2012… et le web/social/mobile est partout. Mais c’est certain que répondre combien d’heures on passe chaque jour sur internet à un psy, ca tient toujours du tabou. Les gens auront toujours tendance à minimiser le nombre d’heures passées derrière l’écran, c’est humain.

Vous remarquerez que ce n’est pas la première fois que l’on entend parler d’utilisation intensive d’Internet et d’états psychologiques en détresse, cf voir Trop de Facebook = dépression ? et que l’on n’a pas fini d’en entendre parler. Il faut quand même préciser que Facebook n’est pas le seul site mis en cause mais c’est celui qui revient le plus souvent, et forcément car c’est le réseau social qui a le plus de membres dans le monde (1 milliard). On pourrait aussi comparer dans une certaine mesure ces états de détresse avec des sentiments exacerbés de manque dans la Nomophobie.

  • Brendon Beck

    Salut Vincent,

    Je n’ai rien contre les médias sociaux (loin de là), mais je crois que comme le disent si bien les gens de la SAQ… la modération à bien meilleur goût !

    Je travaille dans le web marketing et je sais qu’il est facile de s’isoler avec son ordinateur, mais cela hypothèque la santé mentale (et physique).

    Si j’ai un conseil à donner (sans paraitre paternaliste), c’est de sortir dehors à l’occasion… et aller voir ses (vrais) amis ;)

    Brendon

  • Vincent Abry

    Exact Brandon, tout à fait d’accord avec toi.
    De mon côté j’ai beaucoup de travail à faire pour au contraire participer plus sur les réseaux sociaux mais c’est vraiment time consuming je trouve…
    Un ptit like, un ptit tweet par ci par là, c’est ca mon rythme^^