De la sueur et de l’encre : Panda a remis le contenu au cœur du référencement

Blogueur Invité
Référencement, Seo
29 oct 2012
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Gros PandaLe gros méchant Panda s’est attaqué aux mauvais liens qui polluent certains sites, qui pour leur peine sont retombés dans les bas-fonds de Google. Il s’est dit alors un peu rapidement que Panda révolutionnait le netlinking : cet art si particulier d’acquérir des liens entrants vers son site.

Cette vision de Panda (ou Pingouin) centrée sur le netlinking manque sa vraie cible.

Panda révolutionne les contenus, pas le netlinking

L’ourson aux grosses pattes ne fait pas dans la dentelle. Pour être bien classé, il faut être intéressant. Mais pas intéressant façon « j’écris un petit article rapidement et hop c’est parti ». Non, il faut que votre contenu soit remarquable pour être remarqué.

Il y a donc eu un changement d’intensité avec Panda. Le contenu a toujours été important, certes. Mais pas à ce point-là.

Je vous accorde que cet avis est subjectif, mais voici comment je vois la genèse de cette évolution : le spam de liens (remarquez bien que je n’ai rien contre) est devenu un sport tellement pratiqué par les webmasters de tous poils que Matt Cutts, le responsable de la lutte anti-spam chez Google, n’a presque plus de temps à lui (sauf pour apprendre le ukulele). Et comme les matheux en charge des algorithmes de Google sont sympas, ils ont décidé de lui simplifier la vie. Résultat : plus de poids sur le contenu de vraiment bonne qualité, et moins sur les liens qui n’entourent pas ce contenu-là.

Matt Cutts Ukulele

Il y a un lien entre contenus et liens. Vous suivez la ligne d’argumentation ? Les liens sont une mesure indirecte de la qualité d’un contenu. Mais ce ne sont pas les seuls indicateurs. Voilà peut-être le cœur de la différence d’intensité dont je parlais : un bon contenu ne sera pas seulement bien linké, il sera aussi, et même surtout, abondamment relayé au sein des réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux n’ont pas d’impact prouvé sur le référencement ? A voir…

CorrélationIl est vrai que les études de corrélation entre le nombre de mentions d’une page sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Google+) et le classement de cette page sur les moteurs de recherche n’ont jamais donné de preuves vraiment probantes.

Mais je pense que la vérité est ailleurs. La sphère d’influence sociale permet de diffuser un contenu très largement et très rapidement. Or, cette diffusion ne se traduit pas nécessairement en liens vers ce contenu. Voilà le souci.

Sauf que, lorsque le contenu est vraiment bon, tout change. Selon 2 axes :

1er axe : l’amplification permise par les réseaux sociaux fait basculer ce « super contenu » vers des supports eux-mêmes de bonne qualité : sites média et blogs influents. Et qui, eux, font généralement des liens à fort impact (mesurable par leur domain ou page rank et autres joyeusetés)
2ème axe : les mentions (donc les liens) se font de manière très large, vers un nombre important de domaines (pas forcément très influents) qui vont créer des liens non optimisés vers le « super contenu ». Ces liens non optimisés sont semble-t-il les nouveaux amis du gros Panda

Au final, vous avez quelques liens optimisés depuis des sites de qualité, et de nombreux liens non optimisés depuis un nombre important de noms de domaines différents. Que du bonheur pour votre référencement !

Alors, prêt à suer sang et encre pour produire un vrai bon contenu ?

J’espère que vous êtes convaincus que le contenu de qualité est l’avenir du web (lire « du référencement ») ? Si c’est le cas, je suis vraiment désolé pour vous. Parce que votre vie va probablement devenir misérable (bienvenue au club). Misérable, parce que produire un contenu de grande qualité, c’est vraiment très difficile.

Mais ne vous laissez pas abattre, c’est dur, mais c’est possible. Laissez-moi vous dire ce que j’entends par là. Le grand contenu est nécessairement basé sur de l’information, et très probablement des données chiffrées brutes. Parce que le grand contenu mâche de la donnée fraiche et produit une analyse étonnante, nouvelle et utile. Et comme si ça ne suffisait pas déjà, le grand contenu doit aussi être présenté de manière attrayante (organisation de l’information, graphisme, interactivité et animations…).

On peut faire tout ça sans dépenser beaucoup d’argent, mais certainement pas sans y consacrer beaucoup de temps, et se creuser sérieusement les méninges.

Allez, rassurez-vous j’exagère certainement. Et probablement qu’on peut s’en tirer à moins. Mais si vous y arrivez à créer un contenu frais, étonnant, nouveau, utile, et attrayant, vous êtes arrivés !

Vous en pensez quoi, vous ?

Auteur : Mathieu Morio @LeadMathieu : Entrepreneur internet parisien, spécialisé dans l’assurance, et référenceur.

 

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6 Commentaires to “De la sueur et de l’encre : Panda a remis le contenu au cœur du référencement”

  1. sylvain dit :

    Je pense comme toi ! Comme dans la vrai vie, ceux qui sont les plus intéressants et qui osent prendre la parole, prennent plus de place, sont plus visibles et plaisent a plus de monde.
    Sur le web, c’est pareil, sauf qu’ils s’agit de ceux qui écrivent le plus, et qui sont les plus intéressants !

  2. Tubbydev dit :

    Ca c’est la théorie mais la pratique c’est que « bon » est relatif. Tout dépend des concurrents.
    Produire du contenu POUR être bien référencé n’est pas forcément produire du contenu, c’est surtout produire du contenu de moins mauvaise qualité ou juste un peu meilleure que celle des concurrents.

  3. Pour ma part, je suis entièrement d’accord sur le fait qu’il est nécessaire d’avoir un contenu de qualité (et je pense aux lecteurs dans tout ça!)
    Toutefois, c’est hallucinant de voir combien google peut changer un gentil animal en une féroce bête!

  4. Merci pour vos commentaires !

    Sylvain : c’est vrai que le volume de contenus produits joue également. Surtout pour les blogs ou les supports média pour lesquels on attend une certaine régularité de production.

    Tubbydev : ah, la relativité ! elle est partout. Mais faut s’en méfier, même dans la production de contenus. Un excellent contenu est visible à l’oeil nu. Pas besoin de faire un benchmark complet du marché pour vérifier que l’on aime une page ou pas…

    Rédaction web : Google tient effectivement les rênes au final. Ca peut parfois biaiser les choses, et détourner du seul impact sur le lecteur. Mais viser le plaisir du lecteur n’est jamais un mauvais pari.

  5. Info Magazine dit :

    Et si on produit du bon contenu, original, bien présenté et tout ça, mais que ce contenu n’est pas bien référencé par Google, parce qu’il n’y a pas des liens qui y mènent ?

  6. Info Magazine : et oui, malheureusement il existe des génies méconnus… Et produire de l’excellent contenu n’est que la 1ère étape (la plus importante tout de même). Ensuite, il faut travailler les communautés pour bien le diffuser. C’est jamais terminé !