Snapjoy, le petit bonheur de Dropbox


L’une des petites start-ups bien en vue du monde technologique est passée dans le giron de Dropbox cette semaine, démontrant ainsi tout le potentiel que recèlent les petites boîtes branchées qui oeuvrent dans un créneau spécialisé. Regard sur Snapjoy, l’une des recrues américaines au préalable propulsées par le fond d’investissements Y Combinator.

Snapjoy


La transaction en question vient d’être officialisée par les deux parties concernées, mais les sommes d’argent impliquées ne sont pas mentionnées à l’heure de rédiger ces lignes. C’est le portail spécialisé TechCrunch qui aurait eu vent, de façon anonyme, de ladite transaction.

De l’avis même de l’un des co-fondateurs de Snapjoy, Michael Dwan, cité par le portail anglophone en question, d’autres entreprises de la Silicon Valley étaient sur les rangs pour s’approprier la nouvelle prise de Dropbox. Y aurait-il eu surenchère? Rappelons que Dropbox jouit d’une situation financière enviable et qu’elle est valorisée à plusieurs milliards de $US.

Le géant du stockage en ligne et de la synchronisation de fichiers Dropbox gobe donc Snapjoy et sa technologie basée sur l’infonuagique permettant de gérer et de rassembler toutes les photos d’un utilisateur en provenance d’applications telles que Instagram, Picasa et Flick, notamment et ce, peu importe l’environnement utilisé (PC ou Apple) ou l’appareil impliqué (caméra numérique, iPhone). L’interface web facilite aussi le partage de photos par l’entremise des réseaux sociaux ou de façon privée, au choix.

iPhone Snapjoy

Clairement, l’équipe derrière Snapjoy souhaite peaufiner leur propre technologie pour faire de Dropbox un service plus complet et mieux outillé pour servir les quelques 100 millions de membres de ce dernier. Et dire qu’à la base, les membres fondateurs de cette start-up vedette ne souhaitaient qu’améliorer la gestion de leurs collections privées de photos personnelles.

Aucune indication n’est disponible sur le nombre d’utilisateurs actuels que possédaient Snapjoy au moment du rachat. Ces derniers pourront cependant continuer d’utiliser le service.

Dropbox se voit déjà apposé l’étiquette « d’acheteur en séries ». Le populaire service s’est effectivement assuré de pouvoir s’approprier plusieurs petites entreprises dans les dernières années. Dans un autre ordre d’idées, plusieurs ignorent cependant qu’Apple a déjà tenté d’acheter Dropbox.  La somme supposément offerte à ce moment (800 millions de $US) par la firme de Cupertino fut insuffisante pour convaincre les dirigeants de Dropbox, semble-t-il. Drew Houston, fondateur du dit service, se veut d’ailleurs désormais membre du club sélect des milliardaires, malgré ses moins de 30 ans.

Bref, et en constatant le succès monstre de certains services du genre basés sur l’infonuagique, rien de tel que de se remémorer l’arrivée de la fameuse disquette noire de 5,25 pouces en 1976, forte de sa capacité de 1,2 Mo d’espace…

Source: TechCrunch, Image: Snapjoy