Royaume-Uni : 64% des parents ne s’occupent pas des indications d’âge sur les boîtes de jeux

On entend souvent dire qu’il faudrait interdire les jeux vidéo violents. Mais ces gens évidemment bien pensants semblent oublier que chaque titre vendu dans le commerce ou au format dématérialisé se doit d’afficher clairement pour quelle tranche d’âge il est destiné. En Europe, c’est la norme PEGI (Pan European Game Information) qui prévaut, et c’est elle qui décide si un jeu doit être classé 3+, 7+, 12+, 16+ voire 18+ sur le territoire PAL.


Nos voisins britanniques se montrent apparemment peu regardants sur cette signalétique, car une enquête menée par Playr2 rapporte que, sur 1221 parents d’enfants âgés de dix-sept ans ou moins, 64% d’entre eux avouent ne pas se soucier de l’indication d’âge présente sur les boîtes de jeux. Sur ces deux tiers, 55% estiment que cette signalétique revêt peu d’importance. Et quand on demande au panel si cela les dérangerait que leurs enfants jouent à un jeu interdit aux moins de 18 ans, 51% ont répondu « non ».

Pourquoi tant de laxisme ? Sans doute en partie car ils pensent, à 61%, que les jeux vidéo ne rendront pas leurs enfants plus violents. En ce qui concerne le cinéma en revanche, la tendance s’inverse. 54% des parents interrogés ne laisseraient pas leurs enfants aller regarder un film interdit aux moins de 17 ans. Alors peut-être considèrent-ils qu’interagir avec une œuvre permet d’en réduire les effets « néfastes », à contrario des films qui vous laissent « subir » leur contenu en bons spectateurs que vous êtes. Mais il ne faudrait pas que ces parents oublient leurs responsabilités sous prétexte qu’ils ne connaissent rien au jeu vidéo. Cette signalétique (qu’elle provienne de PEGI, ESRB ou CERO) est justement là pour leur donner les clés nécessaires.

Allez les parents. C’est pour vous.

image : Le blog de Jean-Michel Oullion, via