PlayStation Vita : Sony a-t-il déjà perdu la partie ?


A la base, la PlayStation Vita, c’est un beau bébé (écran OLED tactile de cinq pouces, surface dorsale elle aussi tactile, deux sticks analogiques, sans compter sa puissance de feu). Et pour le second véritable essai de Sony dans le monde des consoles portables, on parlera sans mal d’une réussite… qui reste pour le moment hardware et software.


Parce qu’au niveau des ventes, la rivale de la 3DS broie sérieusement du noir au point qu’on pourrait lui demander de nous servir le café chaque semaine après la publication de ses chiffres hebdomadaires. Il est évidemment et uniquement question du Japon ici, la Vita n’étant disponible en Occident que depuis hier.

Au Japon donc, on se rend compte que la seule machine portable capable de taper dans le dos de la 3DS est la PSP (même si cette dernière enregistre des scores de plus en plus faibles). La Vita, toujours à la recherche de son premier system seller, enchaîne les sombres performances et il se dit déjà que la 3DS a remporté la bataille sur l’archipel nippon. Le prix est également un facteur à ne pas négliger. Convenable à l’époque où la 3DS affichait le même tarif et où la PS3 n’avait pas encore baissé le sien, légèrement excessif à l’heure d’aujourd’hui.

Il est certes possible (en Europe en tout cas) de récupérer la machine pour 1€, mais en contrepartie d’un abonnement chez SFR vous facturant 37€/mois pour 3 Go de données. Ce qui ne donne pas forcément envie d’aller s’enchaîner à l’opérateur des mois durant. Mais au final, Sony peut entrevoir de jolis jours pour sa PS Vita. Parce que le public occidental répondra certainement plus favorablement à un Uncharted : Golden Abyss ou un Wipeout 2048 que le peuple japonais, qui aurait davantage trouvé son compte dans un Monster Hunter ou un Final Fantasy canonique par exemple.