Loto-Québec sur internet : c’est pour bientôt

..et ce n’est pas trop tôt! Loto-Québec a enfin compris qu’internet ca change pas le monde sauf que..

En France, la Francaise des Jeux y est présente depuis un moment avec Fdjeux.com qui permet de jouer ses grilles de loto directement chez soi sur son ordinateur. C’est d’ailleurs ce que je fais, une fois par mois j’achète un abonnement de 4 semaines aux tirages du loto et d’euromillions.

Au québec, Loto-Québec possède le monopole des jeux de hasard dans le réel et sur internet : il est illégal donc de jouer aux casinos en ligne si on est résident du québec.. C’est d’ailleurs l’un des rares endroits au monde où c’est ainsi. La plupart des casinos en ligne bloquent l’accès aux cartes de crédit émises du Québec. Bien entendu je dis « la plupart » et « interdit » mais dans la réalité c’est autre chose, chacun fait ce qu’il veut..


Et vous savez le plus drôle? la réserve Mohawk de Kahnawake, située à 15km au sud-ouest de Montréal, abrite la Kahnawake Gaming Commission (*VOIR ci-dessous), la plus importante agence de régulation de casinos virtuels dans le monde, qui accorde des licences de jeu de casino et poker pour plus de 700 casinos sur la planète. (parmi eux les célèbres Golden Palace, Poker Stars, ..)

Loto-Québec, « la vache à lait de l’état québécois », n’a pas encore décidé quand elle allait embarquer sur internet car beaucoup de questions restent en suspens selon elle, notamment la rentabilité et les problèmes de dépendance.

* Kahnawake Gaming Commission

La Commission de Jeu de Kahnawake (Kahnawake Gaming Commission) est une organisation qui a été établie le 10 juin 1996, et qui accorde des licences d’exploitation pour les opérateurs de casinos en ligne et de sites de poker en ligne. Elle est basée à Kahnawake 14, au Québec.

Elle est composée de trois membres, approuvés par le Conseil Mohawk de Kahnawake : David Montour (Dirigeant), Melanie Mayo, et Kevin Kennedy.

Les frais d’entrée exigés pour l’application initiale sont de $15.000, additionnés d’une redevance annuelle de $10.000. Une fois licencié, un opérateur se doit d’afficher le logo du groupe sur son site Web. C’est ensuite la commission de jeu de Kahnawake qui sera en charge de régler les litiges avec cet opérateur.

Le règlement de la Kahnawake Gaming Commission est conçu pour assurer que tout jeu interactif et ses activités associées satisfassent trois principes de base :

* uniquement certaines personnes ou entités sont autorisées à opérer; * les jeux proposés fonctionnent de façon équitable pour les joueurs; * les joueurs qui gagnent doivent être payés.

Le territoire de Kahnawake

Le territoire autochtone de Kahnawake est une réserve indienne québecoise située au sud de Montréal. Sa population est composée d’environ 8.000 habitants.

En moins de dix ans, Kahnawake s’est illustré comme le plus grand rival des paradis fiscaux traditionnels, en hébergeant les serveurs de plus de 500 casinos virtuels. Et pas des moindres… Une vingtaine de ces sites font partie des 100 casinos les plus visités de la planète. Kahnawake est devenue la capitale mondiale des jeux de hasard sur le web, loin devant le Royaume-Uni selon une étude du cabinet Valeurs mobilières Desjardins.

Ce territoire Mohawk est perçu comme le lieu idéal pour établir des opérations de casinos en ligne en raison notamment de sa proximité avec le marché américain, de sa stabilité politique et d’un certain flou juridique.

Afin d’être hébergés, ces sites doivent d’abord montrer patte blanche : c’est-à-dire posséder la licence de la Kahnawake Gaming Commission, en activité depuis 1996 et qui reverse tous ses profits à la communauté. « Depuis la création de la Gaming Commission, les sommes retournées à notre communauté s’élèvent au moins à un million, a déclaré dans la presse le grand chef de la réserve Michael Delisle. L’hébergement des sites nous a également permis de créer plus de 200 emplois, dont la moitié sont occupés par des Mohawks».

Les autorités de la réserve de Kahnawake ne détiennent aucun permis des autorités provinciales, mais ont mis sur pied leur propre loi pour encadrer l’industrie des jeux en ligne. Elles s’appuient sur la Constitution canadienne qui reconnaît aux peuples autochtones des droits particuliers s’il est prouvé que cette activité était importante dans leur culture avant l’arrivée des colonisateurs européens. Le conseil de bande de Kahnawake a la ferme intention de défendre ses droits devant les tribunaux le moment venu en revendiquant ce principe d’autonomie politique et en prouvant que les jeux de hasard sont des droits ancestraux et qu’ils faisaient partie du mode de vie mohawk à l’arrivée des Blancs.

La réserve de Kahnawake bénéficie pour l’instant d’une sorte de clémence de la justice canadienne qui n’a pas encore décidé de porter la question de l’hébergement des casinos virtuels devant un tribunal. Le gouvernement semble clairement mettre en avant une volonté politique de ne pas s’attaquer à une catégorie de la population en règlant la question une fois pour toutes.

  • Yves

    Je crois qu’il faut, pour toucher un lot gagnant en France, être résidant français. Est-ce que je me trompe???