Le fondateur de Groupon écarté de la compagnie

-25% en bourse en 1 journée ca fait mal, alors Groupon a décidé de prendre les grands moyens : virer carrément son fondateur, Andrew Mason, qui était jusqu’à hier le président de l’entreprise. Une mesure radicale…


C’est le deuxième co-fondateur Eric Lefkofsky, plus un autre membre de la direction Ted Leonsis qui assurent l’interim en attendant de trouver un nouveau CEO pour la compagnie.

Une opération qui semble rassurer les investisseurs car le titre reprenait +4,2% en aprés-séance sur le Nasdaq. Il faut préciser que l’action de Groupon est à 4,53$ (cours de clôture de jeudi) soit -77% de son cours initial de 20 $ lors de l’IPO en novembre 2011. En résumé c’est le pire élève des introductions en bourse techno-internet de ces dernières années.

Groupon logo

Le leader des achats groupés sur le web a pourtant réussi à limiter les dégâts en 2012 en abaissant sa perte nette à 67 millions de dollars au lieu de 373 millions en 2011, mais ce qui a fait plongé le titre c’est la cible manquée des prévisions des analystes avec une perte accrue au 4è trimestre à 81 millions de dollars (au lieu de 65 millions il y a 1 an).

Il faut dire que Andrew Mason n’était sans doute pas le mieux placé pour gérer une compagnie qui vaut des milliards mais il y a aussi le doute sur la durabilité des achats groupés en ligne. Simple phénomène de mode ou coup de mou passager ? Quoiqu’il en soit, le concurrent de Groupon, Living Social a perdu 650 millions de dollars en 2012 et a licensié 400 employés (10% de son personnel).

Et Groupon a des problèmes bien plus graves qu’une simple cible non atteinte  :  ses ventes ont baissé en Europe, mais surtout, les commerces avec lesquels le site fait affaire sont de plus en plus réticents à travailler avec l’entreprise car ils n’y trouvent pas leur compte. Convaincre des commerçants, ca prend donc une armée de vendeurs redoutables et comme on peut s’en douter, cela coûte cher et ca ne marche pas forcément (surtout sur le vieux-continent).

Le Figaro mentionne que le site « doit également faire face à une importante concurrence en ligne et rivaliser avec des géants comme Amazon, Ebay, Best Buy ou encore Wal-Mart ».

Alors mettre de côté celui qui a fondé le site suffira t-il à redonner du souffle au concept d’achat groupés… ?