Le fabricant du Blackberry se concentrera sur les entreprises : RIM abandonne le marché grand public

C’est donc la fin du Blackberry tel qu’on le connaissait : le fabricant canadien Research in Motion a annoncé qu’il allait se concentrer désormais sur ses clients d’affaires plutôt que sur des téléphones destinés au grand public.


RIM

Le constat est sans appel : plutôt que de tenter de rivaliser avec les ventes phénoménales du iPhone ou des smartphones Android, RIM revient à une stratégie beaucoup plus réaliste. « Nous ne pouvons pas tout faire nous-mêmes, mais nous allons travailler sur ce que nous savons faire » a déclaré le nouveau CEO Thorsten Heins. Et c’est loin d’être fou : mettre de côté ses points faibles et travailler sur ses points forts, pourrait à terme faire renaître RIM.

Dans le même temps la compagnie annoncait jeudi que Jim Balsillie, co-fondateur de la société (il avait rejoint le fondateur Mike Lazaridis en 1992), quittait le conseil d’administration de l’entreprise.

Les résultats financiers dévoilés hier étaient, comme on pouvait s’y attendre, très décevants : Research in Motion accuse une perte de 125 millions de dollars ou 0,24 $US par action pour son dernier trimestre. Pour la même période l’an dernier, la société dégageait plutôt un profit de 934 millions de dollars (1,78 dollar US par action). Toujours pour ce dernier trimestre (4è trimestre fiscal), les revenus de RIM ont chuté de 25% à 4,2 milliards de dollars (alors que les analystes s’attendaient à 4,5 milliards), par rapport à 5,6 milliards l’année dernière pour la même période.

Il y a une semaine, on apprenait aussi qu’en 2011, le Blackberry avait été détrôné sur ses propres terres canadiennes et pour la première fois de son histoire, par l’iPhone d’Apple.

Espérons pour l’entreprise de Waterloo (Ontario), qui a été fondée il y a 28 ans, que le meilleur est à venir maintenant que le grand ménage a été effectué…

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