Interview avec Dominic Arpin

Dominic Arpin


Dominic Arpin a gentiment accepté de répondre à ma demande d’interview. Alors j’en ai profité pour lui poser des questions pour le découvrir un peu plus.

Dominic est en quelque sorte la convergence d’un journaliste (Papier), reporter (TV), animateur (Radio) et blogueur (Web). Il a un profil atypique et particulièrement intéressant à découvrir tant au niveau du web et des réseaux sociaux que sur l’aspect marketing.

Allez c’est parti.

Bonjour Dominic, merci de m’accorder cette entrevue.

Tu es l’auteur du blogue www.dominicarpin.ca et tu fais également de la radio et de la Télé. Pour commencer peux-tu te présenter et nous faire part de toutes tes activités professionnelles actuelles ?

J’ai été journaliste pendant plus de 15 ans à TVA et TQS avant de me lancer dans l’animation.

J’anime Vlog à TVA depuis 2007 en plus d’être producteur au contenu et recherchiste sur l’émission. Vlog a pour mission de présenter le meilleur du web chaque semaine en heure de grande écoute sur une chaîne généraliste. Méchant mandat ! J’anime aussi une émission consacrée aux Bloopers de la chaîne, ce qui me vaut l’animosité de tous mes collègues de travail….

Je suis également chroniqueur techno et animateur à NRJ, une station de radio commerciale à Montréal.

Si on remonte aux origines de Dominic :-) d’où t’es venu cette passion pour la TV, la techno et le Web ?

J’ai eu le coup de foudre pour la télé dans un cours de communication à l’université. Je me dirigeais alors vers le journalisme écrit. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été un grand fan de techno. Dans les films de James Bond, c’est toujours la scène où Q présentait ses gadgets que j’aimais le plus ! Forcément, je suis tombé dans le web comme un enfant dans un sac de bonbons. J’ai d’ailleurs été le premier journaliste québécois à avoir une chronique web quotidienne à la télé. Ça s’appelait le Patrouilleur du net, un titre que j’ai gardé pour mon blogue.

Concernant DominicArpin.ca, es-tu totalement indépendant au niveau éditorial ou dois-tu publier des articles en accord avec Canoé ?

Après deux ans passés sur la plate-forme de Canoë avec mon ancien blogue (doa.canoe.ca), je suis aujourd’hui un véritable pigiste. Mon blogue m’appartient et j’ai une entière liberté éditoriale, ce qui était aussi le cas sur l’ancien soit dit en passant. La différence, c’est que le contenu m’appartient aujourd’hui, ce que j’estimais important. Canoë agit à titre de régie publicitaire pour dominicarpin.ca en plus de le publiciser sur sa plate-forme.

Si on ne parle que du site, DominicArpin.ca est-il intéressant pour toi au niveau revenus, ou bien tes autres activités sont plus payantes ?

Je dis souvent à la blague que je gagne plus avec une chronique radio de 5 minutes qu’avec mon blogue durant un mois ! Ce n’est pas une blague finalement ! Mon blogue me rapporte quelques centaines de dollars par mois, un revenu dérisoire quand on considère le temps et l’énergie que j’y consacre. N’empêche, je le considère comme le « ciment » de ma petite entreprise, ce qui tient tout le reste en place. La pub me rapporte peu, mais la visibilité et les contrats que m’apportent mon blogue, voilà mon salaire ! Sans oublier le plaisir de bloguer. Je ne dirai jamais assez à quel point ce médium a été LE coup de foudre de ma carrière.

Quel est le trafic visiteur mensuel et pages vues de ton blogue actuellement ? Travailles-tu avec des annonceurs en particulier ?

Grosso modo, le trafic mensuel de mon blogue se situe en 60 et 70 mille visiteurs et les pages vues à 90 mille. C’est Canoë qui est ma régie publicitaire et je n’ai pas eu d’annonceur attitré jusqu’à maintenant.

Tu as des comptes Twitter et Facebook très visibles. Penses-tu que les réseaux sociaux sont indispensables aujourd’hui pour la visibilité et ont-ils un effet de levier dans la communication ?

Une partie intéressante du trafic de mon blogue vient de Facebook et de Twitter, donc je crois en effet que les médias sociaux sont de formidables outils de promotion. Pourvu qu’on ne s’en serve pas que pour « vendre » nos bébelles, mais qu’on l’utilise vraiment pour échanger avec les gens, pour communiquer, informer et divertir.

Est-il facile pour toi de concilier vie de blogueur, radio, tv et vie personnelle ? Tu arrives à bien gérer ton temps ou tes nuits sont écourtées ?

Comme je suis obsessif et franchement cyberdépendant, il est effectivement difficile de jongler avec le web, la télé, la radio, les enfants et ma blonde sans jamais en échapper une de temps en temps. J’ai du mal à décrocher parce que mon travail et ma passion ne font qu’un. Mais j’aime mieux ça que d’avoir un travail à chier et puncher en entrant et en sortant du boulot 5 jours semaine.

Penses-tu que ta présence sur plusieurs vecteurs de communication (web-tv-radio) soit un atout de taille pour ton branding personnel ?

Cette présence est indispensable. Tout est relié. Mon blogue est populaire entre autres parce que j’en parle à la télé et à la radio, ma crédibilité à la radio et à la télé repose en partie sur mon blogue. Sur ma carte d’affaires il est écrit : reporter-blogueur-animateur. C’est ce que je suis, un mélange de tout ça. Mon branding repose sur cette versatilité.

Tu es le parfait exemple d’un journaliste-reporter (si je peux me permettre ce qualificatif?) qui a réussi à s’adapter au Web et tirer parti de plusieurs modes de communication. Penses-tu aujourd’hui que les journalistes ont un réel problème notamment face au Web et aux blogues ?

Bloguer a profondément changé ma façon de pratiquer le journalisme et m’a ouvert les yeux sur l’importance de faire partie d’un réseau, d’échanger, de partager. Je crois cependant que tous les journalistes ne sont pas « prêts » à foncer tête baissée dans cet univers, qu’ils n’ont pas l’ouverture d’esprit et l’intérêt nécessaire pour y arriver. Tant pis pour eux. Le réveil va être brutal. Il l’est déjà pour tous ceux dont le journal a fermé ses portes…

Enfin pour en revenir à toi, as-tu des projets qui te tiennent à coeur ou qui sont sur la voie de se réaliser dans un avenir plus ou moins proche ?

Je travaille actuellement à la rédaction d’un livre sur les médias sociaux en compagnie de mon collègue et ami Patrick Dion. Il s’agit d’un guide pratique sur l’utilisation de Twitter et Facebook, notamment. On espère le sortir en septembre prochain.

Dominic, merci de m’avoir accorder cette entrevue.

  • Serge Lachapelle

    Dominique est effectivement un bel exemple d’intégration médias toute plateforme, l’avenir quoi.

    Ce qu’on oublie souvent de mentionner c’est la quantité de travail qu’il y a derrière un succès intégré comme le sien. Ça fait beaucoup à jongler…c’est intéressant de découvrir le bagage d’expérience derrière le blogueur.