Google + ouvre la porte à de meilleurs référencements

Eric Schmidt, ex-PDG de Google, a présenté son livre « The New Digital Age » dans une interview parue dans le Wall Street Journal. Il a en outre révélé quelques informations sur le moteur de recherche : « Dans les résultats des recherches, l’information vérifiée liée à des profils en ligne sera mieux classée que les contenus sans vérification, ce qui se traduira par davantage de clics naturels aux résultats vérifiés. »


Google Authorship

Parler ici de résultats vérifiés, c’est se référer au contenu d’un article enrichi de l’attribut « rel = « author » » que Google a introduit en 2011. On peut déduire de la phrase d’Eric Schmidt que bientôt, intégrer cette « étiquette » et donc identifier le contenu d’un texte ou une partie de celui-ci comme appartenant à un auteur, pourrait considérablement aider à obtenir de meilleurs résultats en termes de référencement.

On peut alors parler du concept de « classement d’auteurs » qui en termes de SEO, correspondrait à la construction d’une autorité autour de votre nom d’auteur. C’est aussi un pas de plus de la part de Google pour mesurer l’impact des réseaux sociaux. Google essaie par ce moyen de jauger les interactions sociales en rapport à ces contenus.

L’attribut « rel = « author » » est très simple d’utilisation puisqu’il suffit d’affilier un article ou une partie de contenu à un compte Google +, procurant ainsi un certain pouvoir à ce contenu web. Le jeu est donc particulièrement aisé : reliez vos contributions à votre profil Google + et avec le temps, vos publications deviendront plus ou moins importantes sur le moteur de recherche en fonction de l’écho que cela aura eu sur les réseaux sociaux.

Pour de nombreuses personnes, Google + est un territoire inexploré et le restera pendant un certain temps. Mais le pari de Google en créant le réseau social a été très fort dès le début : non seulement dans la création d’un nouveau réseau, mais en fournissant aussi des outils utiles et différents des autres. Les communautés Google par exemple fonctionnent beaucoup mieux que les groupes Facebook, qui ont longtemps été associés aux loisirs et privilégiés pour des échanges non professionnels. La prochaine étape de Google serait donc de développer l’autorité des auteurs, afin de relier entre eux les contenus, la pertinence des blogs et les réseaux sociaux.

Cette balise « rel = « author » » se révèle donc beaucoup plus compétitive que ce qu’il n’y paraissait, si l’on souhaite obtenir un nombre plus élevé de clics. Et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi Google mettra l’accent sur l’autorité des auteurs : lorsque l’on réalise une recherche sur internet, les résultats sortants avec une photo de l’auteur, provenant de Google +, ont davantage de clics que les autres. Une attention est donc créée par la photo de l’auteur et une crédibilité est accordée par l’internaute à ce même auteur : une donnée essentielle sur internet.

Il est de notoriété publique que le nombre de clics est évidemment un facteur de différenciation dans le domaine du référencement. Cette nouvelle porte ouverte par Google offrira donc de nouvelles possibilités aux auteurs et experts SEO qui porteront cette « étiquette ». Il semble en tout cas que développer une autorité autour de votre nom soit désormais une exigence fondamentale.

Auteure : Sarah MontaigneSarah Montaigne est rédactrice web pour la plate-forme en ligne twago.fr, permettant de mettre en relation les porteurs de projets et les freelances dans le domaine des TIC.

  • Bruno TRITSCH

    Bonjour,

    Cela fait partie des nombreuses carottes proposées aux webmasters par Google pour les inciter à utiliser son réseau social, comme la possibilité de publier des liens en DoFollow.
    Je pense que l’idée de donner un certain avantage aux auteurs faisant « autorité » part d’un bon sentiment, mais n’est-on pas en droit de penser qu’il y aura tôt ou tard des abus à ce niveau?
    Comment le moteur de recherche va-t-il s’y prendre pour déterminer l’autorité d’un auteur? Va-t-il prendre en compte la quantité de contenu en ligne, le nombre de +1, les clics?
    Chacune de ces données peut-être aisément manipulée, alors au final je ne suis pas persuadé de la perspicacité de cette notion d’autorité de l’auteur.