Facebook inquiet sur sa dépendance à Zynga

Facebook Zynga

Zynga est un partenaire de premier choix pour Facebook, et la preuve concrète de ce constat nous est arrivée mercredi par un document déposé par Facebook à la SEC (Securities and Exchange Commission). Il apparaît que la part de Zynga dans les bénéfices engrangés par Facebook en 2011 (bénéfices estimés à 3,7 milliards de dollars) a été de 12%, soit un montant d’approximativement 445 millions de dollars. Relativement énorme. Ces recettes proviennent des publicités Zynga affichées sur les pages Facebook (jeux inclus) et également des 30% que le site communautaire récupère sur la ventes de biens virtuels.

Tout ne va donc pas si mal pour la création de Mark Zuckerberg… pour le moment. Facebook, bien conscient que tout peut s’arrêter du jour au lendemain, a mis en garde ses potentiels investisseurs que le réseau pourrait connaître de sérieuses difficultés s’il venait à se séparer de Zynga :


« Si l’utilisation de jeux Zynga sur notre plate-forme décline, si Zynga lance des jeux ou migre sur des plates-formes concurrentes, ou si nous échouons à maintenir de bonnes relations avec Zynga, nous pourrions perdre Zynga en tant qu’important développeur plate-forme et nos résultats financiers pourraient en être affectés. »

Cette tension que Facebook redoute tant de voir bouillir est née lorsque ce dernier avait décidé, en 2009, d’introduire sa propre monnaie dans les jeux présents sur Facebook, provoquant l’ire de Zynga. Le développeur de FarmVille avait toutefois cédé en 2010 en autorisant Facebook à toucher jusqu’à 30% des revenus générés par Zynga sur des achats in-game, un accord prévu pour prendre fin en mai 2015. Mais on ignore ce qui avait été proposé en échange pour convaincre Zynga d’accepter ces fameux Facebook Credits.

Image : Wookz.com.

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