Cyber-Guerre : Le super virus Flame détecté par Kaspersky était destiné à l’Iran

Nouvel épisode de cyberguerre mondiale : le virus (un ver) destructeur du nom de « Flame » détecté récemment par l’éditeur russe d’antivirus Kaspersky Lab (mais opérationnel depuis plusieurs années), était bien destiné à l’Iran. Son objectif : le département iranien du pétrole. Mais pas seulement, puisque des traces du ver ont été retrouvées dans plusieurs pays du Proche et du Moyen-Orient (et dans une banque en Palestine par exemple).


Israël nie catégoriquement être à l’origine du malware, selon ce que rapporte ZDnet.

Kaspersky Lab

Parallèlement à cette histoire, on prend connaissance aujourd’hui de la confirmation que les Etats-Unis étaient bien à l’origine de Stuxnet (découvert en 2010), un ver qui visait les installations nucléaires iraniennes sous l’ère Bush. Le site du New York Times rapporte que les cyber-attaques ont même été amplifiées sous l’ère Obama.

Petit problème : le virus a fuité et les deux états en ont perdu le contrôle dans la nature…

A la fois, ce n’est une surprise pour personne que d’apprendre l’existence de cyberguerres secrètes ou d’espionnage industriel, dont il est toujours difficile de connaître le vrai émetteur (entreprise, organisation ou pays). On est en 2012 et ce genre de manoeuvre est aussi vieille que l’existence des ordinateurs et d’Internet.

Par contre il ne s’agirait pas ici (dans le cas de « Flame ») d’une guerre mondiale transposée au monde virtuel, selon ce que précise un expert au Nouvel Obs :

« En attendant d’en savoir plus, face à Flame, l’idée d’une nouvelle étape dans la cyber-guerre est rejetée. « C’est un nouvel échelon, mais on ne peut pas parler de ‘guerre’ au sens du droit international« , estime Nicolas Arpagian, coordinateur des enseignements à l’INHESJ et auteur de « La cyber-sécurité ». « Il s’agit plutôt d’une cyber-guérilla, d’un cyber-combat de rue où tous les coups sont permis. » »