C’est la guerre entre Google et les médias français

L’histoire se répète encore une fois : l’an dernier c’était les médias belges qui s’étaient énervés sur Google News mais avaient vite fait marche arrière pour ne pas voir leur trafic chuter sévèrement.


Cette fois, en gros c’est la même histoire mais avec les médias français. Les éditeurs de France, avec le soutien du gouvernement, veulent créer un droit similaire au droit d’auteur qui forcerait le moteur à payer les sites de journaux lorsque celui-ci les inclut dans Google Actualités.

Google a répondu qu’il n’accepterait pas de tels procédés et qu’il menaçait de déréférencer carrément les sites en question (chose qu’il avait fait avec les sites belges en 2011 avant qu’une entente soit trouvée).

On peut prédire que le bras de fer risque d’être violent…

D’un côté le moteur américain envoie 4 milliards de clics par mois aux sites de médias français, alors on peut effectivement se demander où est le problème…

D’un autre côté, la France en manque de taxes mais aidée par … l’Allemagne qui veut adopter des mesures similaires et faire rémunérer en partie les journalistes par Google News.

Personnellement je trouve un peu gonflée cette idée de demander à Google de payer alors qu’il fait juste des renvois de trafic avec quelques lignes de contenu seulement (si on parle des impôts ridicules que le moteur paye chaque année ca c’est une autre histoire, qui concerne aussi d’ailleurs toutes les grandes entreprises de ce monde). D’un autre côté si les initiatives franco-germaniques fonctionnent, cela voudrait dire qu’un blogueur/journaliste pourrait être payé si son site est inclus dans Google News. Sympa donc, sauf que si la rémunération se base au pourcentage des pages vues sur du Adsense avec l’exemple quasiment similaire des flux RSS dans Feedburner, ca payera des cacahuètes. Par contre si une taxe forfaitaire est imposée là ce sera une toute autre histoire…

Les journalistes et blogueurs seront-ils bientôt payés par Google ?

  • Pierre Tremblay

    Il n’est pas dit que l’argent ira aux journaux, médias et blogueurs. Selon quel format d’ailleurs? Mais il est certain que le gouvernement français cherche à s’en mettre plein les poches.

    Les français n’acceptent pas le principe de gratuité. Le référencement ça profite aux médias, mais ça profite aussi à Google et ça ils ne l’acceptent pas.

    C’est comme les McDo en europe, c’est bien la seule place ou l’on peut aller ch*er gratuitement. Pourtant c’est bondé de monde et les profits sont là. Tandis que les cafés voisins respectent la tradition de mauvais acceuil.

    Bref ils sont prêts à faire moins de profit pourvu que l’autre n’en fasse pas sur leur dos.

    Ils vont rendre la vie impossible à Google et ils vont ensuite regretter que celui-ci se retire de ce secteur d’activité…

    Google a mis tous les outils pour empêcher l’indexation, pourtant aucun média ne l’a fait. Ils peuvent bien se plaindre ces hypocrites.

  • fran6t

    Je rejoins Pierre, les medias n’ont qu’a mettre en place le fichier robot.txt qui va bien et ils n’auront plus d’ennuis avec google et nous aurons ainsi plus de diversité de sources dans les résultats de recherches finalement je me demande même si google n’a pas plus d’intérêt à désindexer les médias pour lui même et nous autres internautes, nous gagnerons en avis différents et en gymnastique intellectuelle de couper et recouper nos lectures et infos d’ailleurs au niveau éducation nationale, un enseignement dans ce sens devrait faire partie du programme.

  • philippe du Mans

    C’est le bonheur avec Google !!!! quand j’ai besoin d’une information, je suis quasiment sûr de l’obtenir !!!
    plus les informations seront disponible, plus les Humains avanceront !!!!
    le monopole , le pouvoir ….. aaahhhh purée !!!!
    si seulement on pouvait partager !!! simplement !!!
    les plus riche résonneront certainement autrement pour avoir une longueur d’avance sur les plus… les moins…

  • domi

    Et si les journalistes faisaient (avaient le droit et les moyens de faire) leur boulot, les éditeurs (groupes industriels) ne vendraient-ils pas mieux leur soupe ?

  • Thomas

    C’est à se demander si on est à court d’idée au sein du gouvernement français pour sortir une nouvelle taxe, et s’inspirer du voisin allemand…

    Les médias en ligne tirent énormément de profit de Google News, quitte bien souvent à tricher… (du genre créer un article sur un évènement avant qu’il n’ait effectivement eu lieu).

    Et, quid des autres « sources » (Bing, Yahoo, et autres portails du style MSN ou Orange) ? Google fait rêver, et Google fait peur. Et on a raison sur les deux points. Mais ça n’est pas une raison pour faire n’importe quoi…

  • gestion de classe

    Je suis d’accord avec ton analyse, Vincent. Sans Google, beaucoup de ces sites ne récolteraient pas grand chose, et auraient beaucoup moins de visiteurs. Moi-même, tous mes visiteurs et mon trafic, je le dois à Google. C’est assez stupide de leur part.

    L’Etat français tente de placer des taxes partout où c’est encore possible. Malheureusement (ou heureusement ?) je pense que là, il s’attaque à un bestiau très costaud, et pas sûr qu’il (l’état) s’en tire vainqueur. Parce que j’imagine que les médias s’appuient sur l’état pour demander un coup de main.

  • Developpement durable

    Faut que le gouvernement arrête de vouloir ponctionner les acteurs du Web qui réussissent surtout quand ceux-là sont en situation de quasi monopole et que le bras de fer ne peut jouer qu’en défaveur des plaignants. Une des bases des finances personnelles est qu’il est plus facile de diminuer ses charges que d’augmenter ses revenus mais ça, le gouvernement ne l’a pas compris et c’est une autre histoire.

    Quant à Google, oui nous sommes dépendants du diktat googlien avec ses bons et mauvais côtés. Lutter nous donne du panache et nous laisse encore penser que nous sommes toujours ces irréductibles gaulois mais cette illusion passée, nous (entrepreneurs, institutionnels …) devrions rester concentrés sur notre business, notre modèle économique et la création de valeur plutôt que sur la recherche d’un coupable pour justifier notre médiocrité.