Beyond the Rack : la startup internet montréalaise qui a réalisé 82 millions de CA l’an dernier

Si je vous dis Beyond the Rack, cela ne vous dit probablement pas grand chose, surtout si vous n’êtes pas au Canada. Et même… c’est la première fois que j’en entends parler. Et pourtant c’est l’une des startups Internet les plus prometteuses au Canada.


Beyond the Rack

Basée à Ville Saint-Laurent (Montréal) au Québec, Beyond the Rack vient d’apparaître en troisième position du classement des entreprises canadiennes les plus profitables, selon le magazine Profit.

4,8 millions de dollars en revenus en 2009 et 82,3 millions en 2011, soit une croissance exceptionnelle de +1597% en seulement deux ans.

75 employés en 2009, 333 salariés en 2011. C’est l’une des startups qui embauchent le plus dans le domaine du Web à l’heure actuelle dans la belle province.

Mais alors que fait-elle donc ?

Bonne question, j’aurais peut-être dû commencer par vous l’expliquer. Allez vous ne devinez pas en voyant l’image ci-dessus ?

Beyond the Rack est un site de e-commerce qui offre des vêtements et accessoires de mode de marques connues à des prix défiant toute concurrence : de -30 à -80%. Basé sur le principe des ventes de feu (Flash Sale en anglais) c’est à dire vendre un maximum de produits soldés en un temps record jusqu’à épuisement du stock, ce e-commerçant est l’équivalent du site français Vente-privée.com.

Pour s’inscrire il suffit d’entrer son email et un mot de passe, ou bien de se connecter via un compte Facebook. Ensuite on accède aux ventes en cours et à venir. Par exemple, pour la section Hommes, on a ceci en ce moment :

vente beyond rack

Son fondateur Yona Shtern et son associé Robert Gold affirment que leur entreprise réalisera un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dollars dans moins de 5 ans. Et on peut le croire. En juillet 2012, Beyondtherack.com compte déjà 7 millions de membres et propose 13 catégories de produits vendus par près de 3000 créateurs.

Fondée en 2009, la startup a démarré alors que Yona Shtern s’était vu proposé le poste de VP chez l’américain Gilt, l’un des leaders de la vente privée sur Internet. Comme quoi… Dans les deux premières années de son existence, BTR a levé 53,6 millions de dollars en financement. Avec un CA de 82 millions l’an dernier, il ne reste plus qu’à attendre avec impatience la cuvée 2012.

C’est la success story montréalaise du web, on tient le Mark Zuckerberg québécois.

  • Alex

    C’est fou comme les copy cat marchent, quand on voit le succès de Rocket Internet (Zalando, CityDeal..) et de Beyond the Rack..

  • Brice Julien

    Disons qu’il est plus facile de gagner de l’argent dans le ecommerce en partant avec 50 millions de dollars. Encore faut-il pouvoir les lever. En France, on aurait plutôt levé 3 millions d’€ pour le même projet. En même temps, le marché n’est pas aussi vaste.