Après 240 ans, l’Encyclopédie Britannica dit Adieu au papier

L’Encyclopædia Britannica a été publiée pour la première fois quelque part entre 1768 et 1771. Sa dernière édition a été imprimée en 2010. Et ce sera effectivement la dernière version sur papier puisque selon le New York Times, Jorge Cauz le président actuel de l’Encyclopédie a annoncé sa fin.


Qu’on se rassure, Britannica sera toujours présente sur Internet et elle se concentrera sur les publications destinées aux écoles (la majorité de ses revenus). La version papier de Britannica ne comptait plus que pour 1% des revenus totaux de l’entreprise de Chicago.

Encyclopedie Britannica

Par contre la lueur d’espoir vient bel et bien du web : 500 000 personnes paient 70 dollars par an pour avoir un accès en ligne complet de l’encyclopédie. Pas mal.

Britannica est l’une des encyclopédies de langue anglaise parmi les plus réputées, et de niveau universitaire. Elle a une centaine d’éditeurs à temps plein et environ 4000 contributeurs spécialisés dans des domaines variés. L’édition 2010 comptait 32 volumes (totalisant près de 60 kg de papier) et coûtait 1400 dollars.

Ce qui a contribué à la fin de Britannica sur papier, c’est premièrement ses ventes : 120 000 en 1990 aux Etats-Unis et seulement 8000 en 2010… Mais on peut aussi ajouter l’avénement de l’encyclopédie libre sur Internet, j’ai nommé Wikipedia…

image : wikimedia commons, via

  • Guillaume

    Le plus étrange, c’est que britannica a annoncé que cela s’accompagnerait d’un « resserrement » du contenu: ils parleraient de moins de choses, mais promettent « l’exactitude des renseignements » (*).

    Je trouve cette future limitation du contenu assez surprenante: elle va à l’inverse de ce qu’on sait de l’économie nuémrique (long tail, et autre), alors même qu’ils reconnaissent le bas coût de production du web.
    On verra s’ils conservent longtemps cette position…

    (*) là aussi une pierre dans le jardin de Wikipedia