Le pire de la géolocalisation sociale

On entend souvent dire que les réseaux sociaux c’est bien, c’est cool, tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau et ouvert. Mais arrêtons-nous un peu pour dévoiler l’autre côté de la médaille : le détournement d’un service social contre ses propres utilisateurs.


On connaissait les effractions de domicile suite à des mises à jours un peu trop révélatrices du genre : « j’habite à tel endroit mais je suis partie en vacances pour 2 semaines dans le sud ».

Cette fois on tombe encore un peu plus bas avec non plus une atteinte à des biens matériels mais à des personnes. Il y a un mois je vous ai parlé de Skout, l’application mobile pour faire des rencontres, qui enregistre 50 000 nouvelles inscriptions par jour. La startup vient de recevoir 22 millions de dollars en financement pour continuer son extaordinaire percée dans la rencontre sur mobile. Par contre son histoire vient d’être ternie par trois faits divers dont elle se serait bien passée.

Skout ados

Le New York Times rapporte que deux adolescentes de 12 et 15 ans ainsi qu’un garçon de 13 ans se seraient fait violer (trois histoires séparées dans 3 Etats différents des Etats-Unis) suite à une rencontre géolocalisée faite par l’entremise de l’application.

Le fondateur de Skout, Christian Wiklund, n’a eu d’autre choix que d’annoncer la fermeture de la section mineure des 13-17 ans qui avait été ouverte récemment face au succès du service. Cette portion représentait une part représentative des membres de Skout (pas de chiffres précis dévoilés).

En attendant, avant de ré-ouvrir la section des moins de 18 ans, la startup va se pencher sur des mesures de sécurité spéciales qui pourraient essayer d’empêcher que ce genre d’agression ne survienne à nouveau. Car dans les trois cas, les 3 individus s’étaient fait passé pour des mineurs lors de leur inscription, pour parvenir à leurs fins. Il est clair que même si ce type d’événement est difficile à éviter ou prévoir, il est toujours possible de rajouter une couche de sécurité supplémentaire. Affaire à suivre.