Addiction aux jeux vidéo : la Corée du Sud frappe plus fort

Gael Brulin
Jeux Video
3 fév 2012
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Gamers Coree

Depuis l’année dernière, la Corée du Sud surveille de près les joueurs sujets à l’addiction vidéoludique, grâce à la « Loi Cendrillon » limitant le nombre d’heures de jeu d’un joueur de moins de 18 ans. Mais la patrie de Lee Myung-bak ne compte pas en rester là pour endiguer un fléau très répandu au niveau national.

Ainsi, après cette loi qui empêche les mineurs coréens de se connecter aux jeux parmi les plus populaires entre minuit et six heures du matin, le Ministre de l’Éducation, et la Science et de la Technologie lance une nouvelle proposition : celle de supprimer les avantages liés aux comptes de celles et ceux qui s’adonneraient à la pratique du jeu en ligne plus de deux heures consécutives ou bien trois heures par jour (les adeptes de Skyrim ont eu chaud, au contraire des fans d’Aion qui peuvent commencer à claquer des dents).

Cette idée de couvre-feu n’a pas été sans provoquer une vive polémique, certains officiels s’étant même laissés aller à d’extrêmes conclusions comme ces déclarations émises par la secrétaire générale de la « Children Health National Solidarity », qui avait émis que les jeux vidéo étaient « impulsifs, [réduisant] la capacité de résoudre des problèmes sociaux et enfin [causant] des maladies cérébrales entraînant la mort ». Le mal incarné, pour faire court.

On espère que nos amis coréens n’auront pas à subir les affres de cette loi, ne serait-ce que parce que la « Loi Cendrillon » a désormais une petite sœur depuis le 22 janvier dernier, la « Selective Shutdown Law » où les éditeurs de jeux en ligne peuvent couper l’accès à ces derniers sur demande de parents de joueurs mineurs ou bien des gamers eux-mêmes.

[image : inven.co.kr | via]

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Rédacteur jeux vidéo et accessoirement compositeur.


1 commentaire to “Addiction aux jeux vidéo : la Corée du Sud frappe plus fort”

  1. Louis dit :

    Comme pour le tabac, la cause de la dependance vient toujours des utilisateurs et jamais des producteurs. Et c’est toujours les consommateurs qui sont punis.